Le projet Niokolo-Base, pour renforcer la portée et l’appropriation de la base de données du Parc National de Niokolo Koba a été effilement lancé à Dakar. Il s’agit entre autres, de marquer l’aboutissement du processus de numérisation et de centralisation de la documentation du PNNK. Une initiative d’Ucoopia, la toute première ONG interuniversitaire d’Europe, est le fruit de l’association entre Eclosio (ONG de l’Université de Liège) et ULB-Coopération (ONG de l’Université libre de Bruxelles), et la participation active de l’Université de Mons (UMONS).
La cérémonie officielle a été un moment privilégié pour présenter la bibliothèque numérique (contenu, structure, fonctionnalités de recherche et de consultation, modalités d’accès) aux agents du parc, aux chercheurs, aux étudiants et aux partenaires, en démontrant son utilité pour la gouvernance et la gestion des ressources naturelles. Une occasion pour sensibiliser le grand public à la richesse du patrimoine documentaire du PNNK et à l’importance de sa conservation, en rendant accessibles au plus grand nombre les connaissances produites sur la biodiversité, la faune, la flore et les dynamiques socio environnementales du parc.
Selon Ousmane Touré chargé de projet au niveau de l’ONG des Universités Belges Ucoopia, « le Parc national du Niokolo-Koba (PNNK) protège 900.000 hectares de savanes et de forêts galeries au sud-est du Sénégal. Durant des décennies, des recherches sur sa faune et sa flore y ont été menées, mais jamais centralisées. Certains travaux ont donc été dispersés en différents lieux, voire perdus. Pour sauver ces précieux savoirs, Ucoopia a accompagné, dès 2023, la création d’une bibliothèque numérique destinée à regrouper toutes les productions sur le parc : la Niokolo-base est désormais en ligne ! »
A en croire notre interlocuteur, « pour parvenir à un tel projet, Ucoopia a travaillé avec l’École des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’EBAD a apporté ce qui manquait : l’expertise documentaire. Un comité technique a réuni la Direction des parcs nationaux (DPN), l’UCAD/EBAD et Ucoopia. Un doctorant en sciences de l’information a été chargé de concevoir l’outil, encadré par l’école et accompagné par les agents du parc. Le travail de collecte a été considérable. Douze institutions nationales et régionales ont été visitées et leurs catalogues consultés. Des plateformes en ligne ont été explorées. Au total, 339 références ont été recensées, décrites et indexées, dont 159 avec le fichier numérique associé ».
Pour Ousmane Touré, « la Niokolo-base est aujourd’hui la seule base qui rassemble la documentation produite dans et autour du parc. Elle sert à préparer des missions, à rédiger des rapports, à formuler des projets, à répondre aux demandes des chercheurs et des partenaires. Elle a aussi instauré une culture. Les agents savent désormais que ce qu’ils produisent peut-être conserver et valorisé. Lors de l’atelier de cadrage du futur plan d’aménagement et de gestion du parc, la base a été présentée comme un outil de gouvernance fondée sur les données.
Et pour le lieutenant-colonel Ibrahima Ndao, conservateur du Parc National de Niokolo Koba, cette bibliothèque numérique Niokolo Base, est la première qui a été créée pour une aire protégée au Sénégal voir en Afrique de l’Ouest. C’est un outil qui va permettre au personnel de reconstituer tout le patrimoine documentaire qui porte sur ce site du patrimoine mondial de l’Unesco. D’avoir assez de données qui serviront à la prise de décision ».
Il poursuit en soulignant que l’outil a été conçu également pour le public, en particulier les chercheurs, les étudiants, bref le monde scientifique pour faciliter la recherche documentaire. Cet outil permettra aussi aux visiteurs, aux touristes qui s’intéressent au Niokolo, d’avoir accès à des informations pratiques sur les activités écotouristiques du Parc ».

















echoriental.com












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