S’orienter pour mieux s’insérer, c’est le pari du Centre Énergie Solaire, d’Hygiène et de Formation Professionnelle de Tambacounda (CESHFP) qui a organisé 24 septembre 2026, son Forum des métiers et de l’orientation. Une journée entière dédiée à l’avenir des jeunes de la région orientale, en présence de l’Inspecteur d’Académie, du directeur du centre académique d’orientation scolaire, des forces de défense et de sécurité, entre autres.
L’objectif dudit Forum est clair : informer les jeunes sur les offres de formation pour métiers porteurs et les perspectives d’insertion socio-professionnelle et d’emploi. Il a été question durant les échanges, d’identifier les offres de formation pour créneaux porteurs, d’informer les jeunes demandeurs d’emploi des actions déployées par les pouvoirs publics pour la satisfaction des besoins des jeunes en matière d’insertion/d’emploi, mais également d’identifier les opportunités en matière de promotion économique des jeunes et orienter ces derniers vers ces créneaux porteurs. Une occasion offerte aux jeunes demandeurs d’emploi de s’imprégner des opportunités d’insertion professionnelle dans la région de Tambacounda. Le constat fait, selon les panelistes, beaucoup de jeunes s’orientent par défaut sans connaître les opportunités.
Badara Mbow, un des panélistes du jour, misé sa communication « sur le CAP solaire, certificat d’aptitude professionnelle en énergie solaire. Certains vont certainement me demander pourquoi le solaire alors qu’il existe d’autres types d’énergie renouvelable. Parce qu’au Sénégal, nous avons pratiquement plus de 3000 heures d’ensoleillement par an, ce qui justifie largement un fort potentiel solaire. Et l’irradiation moyenne nationale est de 5,5 kWh par mètre carré par jour. Donc cela nous suffit largement à assurer la fourniture énergétique de ce pays », explique l’universitaire.
« Et actuellement, poursuit-il, vous comprenez sans doute mieux que moi que le pays traverse une crise énergétique. On est victime des coupures d’électricité alors qu’on peut avoir une alternative énergétique. Actuellement, l’État du Sénégal s’est engagé pour atteindre 40% de mix énergétique d’ici 2030. Quand on parle de mix énergétique, on fait allusion à la combinaison des énergies fossiles avec les énergies renouvelables. Quand on parle des énergies fossiles, on fait allusion tout simplement aux énergies qu’on utilise pour la production d’électricité pour nos centrales thermiques du pays, en utilisant tout simplement le gasoil, le pétrole, le fuel. Mais notre objectif, c’est tout simplement utiliser cette énergie solaire pour créer de l’emploi dans la zone de Tambacounda ».
Pour l’enseignant chercheur, Tambacounda est « une zone où les jeunes sont pratiquement dans le chômage. Certains pratiquement sont dans des métiers qui ne sont pas assez décents et l’avenir ne se dessine pas aussi positivement. C’est dans ce siège que le doyen Abdou Karim Sané, directeur du centre d’énergie solaire, d’hygiène et de formation professionnelle de Tambacounda a ouvert ce centre dans l’optique de former des jeunes techniciens. Ils peuvent devenir des techniciens en solaire photovoltaïque, ils peuvent devenir des gens qui vont travailler dans le domaine des pompes à soleil parce qu’il y a jusqu’à présent dans cette région, des zones où l’approvisionnement en eau fait défaut », a expliqué Badara Mbow.
Le Centre Energie Solaire d’Hygiène et de la Formation Professionnelle de Tambacounda (CESHFPT) est équipé d’une centrale photovoltaïque. Il propose des formations pratiques liées au montage et à l’installation de matériel solaire pour lutter contre le chômage et l’émigration. D’autres formations professionnelles sont offertes, bureautique, initiation à l’informatique, hygiène c’est-à-dire sensibilisation et compétences pratiques en matière d’hygiène et d’environnement et autres filières professionnelles adaptées aux jeunes de la région.







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