La prévention des risques et de justice environnementale occupent une place centrale dans les politiques publiques du Sénégal. D’ailleurs, Caritas diocésaine de Tambacounda a élaboré deux documents stratégiques. Ainsi, un atelier de deux jours de partage des documents a permis leur validation qui intervient dans un contexte où les questions de résilience se posent.
Selon Abbés Bertin Sagna, directeur de Caritas Tamba, c’est « un atelier de présentation et de validation du plan d’urgence et de la politique de justice environnementale de Caritas Tambacounda. la participation des autorités et autres responsables montre l’importance que nous accordons individuellement mais aussi collectivement à la protection de notre environnement et à la préservation de la dignité humaine face aux défis climatiques et sociaux. Cet atelier n’est pas seulement une rencontre technique : il est un espace de dialogue, de concertation et de responsabilité partagée, où chaque acteur, autorités administratives, services techniques, leaders religieux et organisations civiles, apporte sa pierre à l’édifice. Nous espérons que ces deux jours de travaux permettront de bâtir ensemble des solutions concrètes, adaptées à notre contexte, et porteuses d’un avenir durable pour les générations présentes et futures ».
Une occasion pour le Préfet du département de Tambacounda, Alioune Badara Mbengue, de dire que « Tamba est une région aux immenses potentialités. Elle dispose d’importantes ressources agricoles, pastorales, forestières et minières. Cependant, cette richesse s’accompagne également de nombreuses vulnérabilités. Les effets du changement climatique sont de plus en plus perceptibles. Les inondations enregistrées ces dernières années, notamment dans les vallées des fleuves Gambie et Sénégal, ont fortement affecté les populations, les infrastructures et les activités économiques. Les feux de brousse continuent également de constituer une menace majeure pour notre environnement, notre biodiversité et les moyens de substances des communautés rurales ».
Pour le préfet, « nous devons renforcer notre capacité d’anticipation. Car, l’expérience nous enseigne que les catastrophes ne préviennent pas. C’est pourquoi, la préparation demeure l’une des meilleures réponses. Et ce plan d’urgence élaboré par la Caritas constitue à cet égard un outil précieux permettant de mieux organiser les interventions, de clarifier les responsabilités et d’assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs ».
Le deuxième document relatif à la justice environnementale, est tout aussi important. Car, « la protection de l’environnement ne relève plus uniquement de considérations écologiques. Elle est devenue une exigence sociale, économique et morale », a indiqué le préfet Mbengue.
A la fin des travaux, Léon Sarr responsable des programmes de Caritas Tamba de souligner que « pour ces deux jours de conclave, nous avons travaillé ensemble avec les représentants des différentes paroisses du diocèse de Tambacounda et les autorités administratives ainsi que les autorités locales sur deux documents essentiels pour matérialiser la vision de Caritas Tambacounda dans le cadre de la gestion des urgences et la gestion aussi de l’environnement. Donc, nous avons eu à présenter, à travailler sur l’amélioration du plan d’urgence qui est un point de prévention, mais aussi un point de préparation en amont par rapport à ce que nous pourrons faire quand des urgences vont surgir. La politique de justice environnementale est un document d’engagement essentiel pour matérialiser notre contribution ou les actions que nous allons faire dans nos différents programmes et aussi dans nos locaux, dans la mise en œuvre au niveau institutionnel, pour protéger et contribuer aussi à la protection de l’environnement, à la lutte contre le changement climatique, à la réduction ou atténuation et à l’adaptation.
Il poursuit, « on a procédé à la validation des deux documents, on a recueilli l’ensemble des recommandations aussi, notamment ce que nous n’avions pas pris en compte. Et une correction a été apportée. Cela va servir à la fois à nous inscrire sur la droite ligne des orientations de l’État, mais aussi ça nous permettra de pouvoir mieux l’appuyer et mieux soutenir les communautés dans le cadre des urgences et dans le cadre de la protection de l’environnement ».











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