Le débordement des eaux de pluie de la vallée morte du Mamacounda qui traverse la ville de Tambacounda sur plus de 7 kilomètres, est une cause majeure d’inondations dans plusieurs quartiers, notamment les quartiers pont, dépôt, abattoirs et Médinacoura. Ainsi, pour éviter des désagréments comme les inondations de l’hivernage 2025, les travaux de curage de la vallée morte du Mamacounda ont été lancé, dimanche 17 Mai 2026, par Oumou Diallo, 1ère adjointe au Maire de la commune.
D’entrée, l’adjointe au Maire indique que « ces travaux sont essentiels pour protéger les habitations riveraines ». Elle indique que ce curage est une opération d’assainissement récurrente visant à désengorger le lit pour faciliter le drainage des eaux pluviales et prévenir les risques d’inondation comme se fut le cas l’année dernière. « Ce sont des chantiers préventifs, souvent menés par la municipalité et les services techniques avant le début de l’hivernage », souligne-t-elle.
Intervenant sur les inondations de l’hivernage 2025, Mamadou Badiane, chef de cabinet du Maire Papa Banda Diéye d’expliquer que « le problème est très compliqué parce que suite aux travaux du chemin de fer, il y a un bâtard d’eau qui avait été installé au niveau du pont. Alors, à la fin des travaux, ils n’ont pas dégagé les gravats qui ont été mis là-bas. Ça a relevé le niveau du sable. Donc, quand l’eau est venue, obligatoirement elle est entrée dans les maisons riveraines. C’est vrai que le niveau d’eau qu’on a eu l’an passé, c’est des pics qu’on n’a jamais enregistrés à Tamba ». Heureusement que la vallée morte constitue une évacuation naturelle.
Pour Badiane, s’il n’y a pas d’obstruction, si les ponts ne sont pas exigus, l’eau passe naturellement. Il est a constaté que les inondations ont été accentuées au niveau du quartier pont, parce que ces ouvrages sont obsolètes. « Ce sont des ouvrages qui datent de 1974. Alors, aujourd’hui, ces ouvrages ne sont pas ceux de dernière génération. Nous sommes dans un contexte de changement climatique. Obligatoirement, on s’attend à des pluviométries très élevées. Donc, il va falloir quand même changer le type d’ouvrages qui doivent accueillir ces eaux-là ».
Il rassure par la suite que « le maire est dans cette lancée depuis notre avènement dans cette commune. Dans le cadre de l’autonomisation des femmes, on a mis en place des jardins le long du mamacounda. Mais cet objectif ou bien cette perspective n’est pas dénuée de toute contrainte. Parfois, c’est des contraintes foncières ». Malgré que la zone soit une zone non aedificandi. Et je pense que la dynamique communautaire voudrait qu’on laisse exploiter ces parcelles pour que les populations en bénéficient.







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