Pour cultiver la solidarité interculturelle entre jeunes du Sénégal et de Sint-Niklaas en Belgique, une initiative dénommée « Camp Dwagulu Dekkente » est déroulée à Tambacounda. Il s’agit de permettre des échanges interculturels pour se faire une image plus réaliste de l’Afrique qui est souvent considérée comme un continent de conflits de toutes sortes ou d’extrême pauvreté.
L’édition 2025 a été riche en échanges eu égard aux thématiques de l’agroécologie et de genre abordées durant tout le séjour à Tambacounda par les jeunes de l’association « La Voie » et leurs hôtes belges. Le tout dans un partenaire entre ces structures de jeunesse, l’Ong Gadec et Action Jeunesse & environnement.
Une occasion pour Boubacar Sangaré, Président de l’association « La Voie », de souligner que le choix de ces deux thèmes n’est pas fortuit. « Ce que camp de l’édition 2025, qui vient de prendre fin, a vu la mobilisation de 7 jeunes belges. Car la Covid-19 qui a sévi a fait arrêter le programme 5 années durant. Et donc le redémarrage s’est fait tout doucement avec 2 jeunes et aujourd’hui nous sommes à 7. Donc, nous espérons que les prochaines éditions verront la participation de plusieurs autres jeunes belges, histoire de revenir au nombre initial de 2008 qui était d’une trentaine de participants.
Sur les thématiques abordées, le président Sangaré d’expliquer que les changements climatiques ou dérèglements climatiques, la baisse des récoltes, le déboisement, les maladies cardio-vasculaires, le manque d’alimentation saine, entre autres, heurtent la santé des populations, détruisent les sols également. Ce qui met ces populations dans une situation d’insécurité alimentaire souvent chronique. Il est question de souscrire dans la dynamique de la souveraineté alimentaire prônée par les nouvelles autorités du pays, tout en intégrant une approche agroécologique dans les activités de production.
« Nos valeurs culturelles sont très fortes, très puissantes mais nous avons vu qu’il y a des pratiques, des comportements, des attitudes, des manières de faire, de penser, d’agir auxquels il va falloir apporter des changements. Et cela, les jeunes l’ont compris », explique-t-il. Car, il faut améliorer les relations hommes-femmes, jeunes, adultes, personnes à mobilité réduite dans la société.
Et donc, poursuite Sangaré, il faut plus de solidarité, plus de tolérance, plus d’entre aide, pour impulser le changement.
Le Président Boubacar Sangaré de remercier les partenaires comme la mairie de Tambacounda, l’Ong le Gadec, mais aussi la marraine madame Baoumou Diallo, « qui n’ont ménagé aucun effort pour l’organisation de ce camp.







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