Pour renforcer les capacités des acteurs locaux à élaborer, mettre en œuvre et suivre des budgets sensibles au genre et à l’enfance, l’APROVAG a réuni durant 3 jours des conseillers, présidents de cercles des communes de Missirah, Dialacoto et Néttéboulou. Un atelier de formation qui vise à amener les participants à comprendre et définir la participation citoyenne et le contrôle citoyen.
Selon Mamadou Ciss, secrétaire exécutif de l’Association des producteurs de banane de la vallée du fleuve Gambie (Aprovag), l’ambition est d’amener les participants à comprendre et définir la participation citoyenne et le contrôle citoyen.
En outre, il s’agit de permettre à ces derniers, de définir la notion et les principes du budget participatif.
Pour M. Ciss, « l’atelier permettra également aux populations, d’avoir les outils et les instruments pour faire un contrôle budgétaire et avoir un comportement citoyen ». Il ajoute que ces populations de la zone d’intervention de l’Aprovag, ont besoin de comprendre comment élaborer un budget, comment participer à cette élaboration. « Car ce budget doit prendre en compte leurs préoccupations. Et pour prendre les préoccupations de la personne, il faut qu’elle soit impliquée du début à la fin du processus. Et doit aussi être à mesure de contrôler l’exécution de ce budget. Interpeller les autorités locales, qu’ils disent voila ce que nous avons fait du budget… ».
A l’en croire, les responsables doivent avoir le reflexe de rendre compte. « Cela doit se répercuter au niveau de toutes les instances que nous avons mis en place, jusqu’au plus petit comité. Car la communauté doit comprendre comment l’argent a été géré».
C’est dire qu’Aprovag en partenariat avec ActionAid, a réfléchi sur cette problématique qui a été une préoccupation des communautés.
Le consultant et formateur Bangaly Diallo, soutient qu’à travers cet atelier, il s’agit d’augmenter les investissements sociaux destinés aux enfants et aux femmes, renforcer la fourniture des services de base et créer un cadre propre à l’épanouissement des enfants et des femmes tout en renforçant la traçabilité des fonds, le contrôle citoyen et la redevabilité publique du travail des exécutifs.
M. Diallo défini le budget Participatif comme « une programmation basée sur une évaluation inclusive et concertée des besoins des différents groupes d’acteurs, en fonction des priorités thématiques et territoriales. Il implique un processus de démocratie participative, volontaire et universel, au cours duquel, les populations peuvent discuter et décider des orientations du budget de leurs collectivités locale».






echoriental.com












+ Commentaire