Dans un partenariat fécond entre la chambre des métiers de Tambacounda et la Giz, la coopération allemande, dans le cadre de son projet « Réussir au Sénégal », 40 jeunes, dont 30 menuisiers bois et 10 tapissiers ont démarré une session de renforcement de capacités sur la production de mobiliers de bureaux. L’objectif recherché, selon Youssouph Barro secrétaire général de la cette chambre consulaire, est d’améliorer les potentialités des artisans afin qu’ils puissent valablement se lancer dans la production pour le marché du mobilier national.
« La chambre des métiers de Tambacounda a formulé un certain nombre de projets parmi lesquels, celui de formation en mobiliers de bureaux par les artisans, notamment, des menuisiers ébénistes et des tapissiers. Il s’agit tout d’abord de renforcement de capacités techniques des bénéficiaires pour les préparer au marché du mobilier national, ensuite de contribuer à fixer les jeunes, afin d’éviter le phénomène de la migration clandestine qui impacte de façon très profonde et négative ».
A en croire le président de la chambre consulaire, El Hadj Abdoulaye Sarr, le mobilier confectionné durant ces 10 jours de formation, est pour le compte du partenaire, la Giz.
Le Sg Barro dira que la production de ce mobilier sert de prétexte pour former des jeunes qui n’ont jamais produit ce genre de matériel. D’ailleurs, ajoute-t-il, 4 migrants de retour sont concernés par cette formation. « Celle-ci sera démultipliée dans tous les autres départements de la région. Il est aussi envisagé d’autres formations au profit des autres corps de métiers », précise le président Sarr.
« A Tambacounda nous avons remarqué que la menuiserie est un secteur qui est assez développé », dit madame Rokhaya Faye, conseillère technique en perspectives et communication de la Giz, coordination des régions de Tambacounda et de Kédougou. L’ambition, selon elle, « n’est seulement pas de procéder à un renforcement de capacités des jeunes et de les laisser partir. Mais plutôt en plus de la formation, ils seront dotés de kits de démarrage (du matériel dont ils auront besoin pour démarrer leurs activités), qui vont permettre d’avoir une activité génératrice de revenus ».
Et après cette session, poursuit-elle, « nous avons décidé de les encadrer pour un suivi des acquis de la formation afin qu’ils puissent aller seuls ».
Madame Rokhaya confie que présentement, plus de 300 jeunes de la région de Tambacounda ont bénéficié de renforcement de capacités en aviculture, agriculture, compostage, etc. « Ils ont quasiment tous reçu des kits de démarrage ».








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