Pour lutter contre la propagation de la fièvre jaune dans la région de Tambacounda où la maladie a déjà fait 2 décès, la région médicale va vers une campagne de vaccination des populations dans la période du 15 au 24 février 2021. La crainte des autorités sanitaires sur les réticences de certaines personnes à se faire vacciner, a été bien décortiquée et comprise par la coordination communale de la Convergence des Jeunes République (COJER) de Tambacounda.
Ainsi, le coordonnateur Ibrahima Dramé et ses camarades, se sont mobilisés comme un seul homme pour sillonner tous les quartiers polarisés par le poste de santé de Dépôt dans le but d’inviter toute la cible de personnes âgées de 9 mois et plus (sauf les femmes enceintes) à se faire vacciner durant les 10 jours de la campagne, pour éviter la fièvre jaune qui est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés du genre Aedes. Il s’agit également de distribuer des masques pour le respect des mesures de protection individuelle contre la pandémie à Covid-19.
Car, explique Alassane Touré infirmier Chef de Poste de Dépôt, « la prévention est possible grâce à un vaccin extrêmement efficace et sûr. Une seule dose confère une immunité durable et protège à vie contre la maladie ». Et pour cette campagne de riposte, l’Icp Touré de rappeler que la vaccination contre la fièvre jaune n’est pas une nouveauté car, les enfants à partir de 9 mois, sont vaccinés contre la maladie au niveau des structures sanitaires.
Il est question pour la Cojer, de donner une réponse à l’appel de leur mentor politique, le Chef de l’Etat le Président Macky Sall pour un sursaut national. « Nous sommes venus répondre à l’appel des autorités sanitaires, mais surtout à celui du Chef de l’Etat, pour la réussite de la campagne », qui vise, pour le seul district sanitaire de Tambacounda, à vacciner plus de 290.511 personnes. Donc, explique le coordonnateur, il s’agit pour la Cojer communale, de contribuer à la sensibilisation pour éviter la propagation de la pandémie à Covid-19 qui continue de faire des victimes, mais aussi et surtout, à amener les populations à se faire vacciner contre la fièvre jaune, une maladie très mortelle.
Devant la menace, car la fièvre jaune est classée à « risque très élevée », Dramé et ses camarades veulent relever le défi de la mobilisation sociale pour la réussite de cette campagne. Il en a profité pour inviter tous les jeunes à s’unir autour de l’essentiel et « faire de ce combat un défi parce que c’est notre région qui est menacée ».
Pour le coordonnateur, l’heure n’est plus aux spéculations. « L’heure est donc au travail » et non aux palabres « qui ne nous mènent nulle part ». Il a vivement remercié le coordonateur national de cette entité politique apériste qui a mis à la disposition de la Cojer communale, un important lot de masques et du gel hydro alcoolique, pour sensibiliser et également distribuer ces masques.
Lors da la cérémonie de lancement de cette campagne de sensibilisation, ce dimanche 14 février 2021, madame Mariama Togo Guido, présidente de l’association régionale des « Badjen Gokh », s’est félicitée de voir des jeunes engagés prendre en charge la mise en œuvre des activités de communication qui vont inéluctablement jouer un grand rôle dans l’atteinte de l’objectif planifié de vacciner les populations ciblées.
L’Icp Touré de revenir sur les messages clés de cette campagne, pour amener les populations à se faire vacciner. Car, explique-t-il, « la fièvre jaune est une maladie transmissible par un moustique, grave parfois mortelle, mais évitable par la vaccination. La vaccination contre la fièvre jaune est sûre, efficace et gratuite. Une seule dose de vaccin contre la fièvre jaune protège à vie contre cette maladie. Toute la population est concernée sauf les enfants de moins de 9 mois et les femmes enceintes. Pour stopper la transmission de la fièvre jaune, je me vaccine et je fais vacciner ma famille ».








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