Pour sensibiliser les décideurs locaux sur les méfaits de l’excision, interdite à travers la loi 99-05 du 29 janvier 1999, une « journée zéro excision » a été organisée à Néttéboulou par la coordination Est de Tostan. Il s’agit entre autres, d’amener ces décideurs à s’engager pour la promotion de l’abandon de l’excision.
Une occasion offerte pour que Moussa Wane, superviseur UNFPA au niveau de la coordination Est de Tostan, explique que la région de Tambacounda fait malheureusement partie « des régions à prévalence forte pour la pratique de l’excision. Et le taux est estimé à environ 48% chez les filles de 0 à 15 ans contre une moyenne nationale de 14% ». Il a été donc question d’inviter les conseillers municipaux, les groupements de femmes, chefs de villages et autres guides religieux et ex-exciseuses, bajjénou gox, à échanger pour plaidoyer contre ces pratiques aux méfaits multiples.
Durant la rencontre, le coordonnateur de la zone Est de Tostan, Harouna Sy, est largement revenu sur les méfaits de l’excision. Parmi celles-ci, on distingue les conséquences immédiates (hémorragie, infection, traumatisme psychologique, décès) des conséquences à moyen et long termes (douleurs, troubles de la sexualité, infections à répétition et complications lors de l’accouchement).
L’excision constitue une violation brutale des droits humains et de l’intégrité physique et morale des filles et des femmes qui a des conséquences directes violentes sur leurs vies et peuvent provoquer des séquelles à long terme, explique-t-on lors de cette rencontre de Néttéboulou. Les mutilations génitales féminines sont une pratique dont les causes, très ancrées dans les traditions, ont des conséquences désastreuses sur la vie des filles.
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