Après le lancement de la campagne de lutte contre les feux de brousses, le 30 novembre 2020 à Maka Kolibantang, le service régional des eaux et forêts-chasses, déroule une série d’activités de sensibilisations des populations pour endiguer le phénomène.
Selon le commandant Mamadou Gaye, Inspecteur Régional des Eaux et Forêts-Chasses (IREF) de Tambacounda, son service travaille sur plusieurs thématiques, « dont le reboisement, la lutte contre les feux de brousse, la protection forestière, de manière générale, la chasse, la conservation de la biodiversité. Et chaque période de l’année coïncide avec une composante bien déterminée ».
Et aujourd’hui, c’est la campagne contre les feux de brousse qui est entrain d’être déroulée à travers la région, indique l’Iref. « Et en relation avec les secteurs forestiers, plusieurs activités sont entrain d’être déroulées, dont la sensibilisation qui, à mon avis, constitue le premier élément. Car, le feu de brousse se combat avant sont déclenchement. Voila pourquoi nous avons mis l’accent sur la sensibilisation à travers l’organisation de réunions au niveau des populations».
Mais avec la pandémie à Covid-19, il est impossible d’organiser de grands rassemblements. Toutefois, les radios de la place ont été utilisées pour toucher le maximum des personnes afin de d’amener les populations en zone rurale, à comprendre les conséquences néfastes des feux de brousse.
A côté de cette stratégie, l’Iref de Tambacounda a mis l’accent sur l’ouverture de pare-feux. L’Inspection est accompagnée en cela par des partenaires, entre autres, la Sogem, l’Arezki. « Et actuellement, 50 kilomètres de pare-feux sont déjà ouverts dans le département de Tamba et 100 km réhabilités à travers toute la région ».
Seulement, malgré toutes ces dispositions, à peine 10 cas de feux de brousse ont été enregistrés. Le Commandant Gaye de regretter ces cas mais constate une réduction du nombre, par rapport à l’année dernière à la même période. A l’en croire, la zone la plus exposée, est celle allant de Koussanar à Maka Kolibantang. C’est une zone où l’humidité de l’herbe est de courte durée. « C’est une zone névralgique, très menacée par les feux de brousse». Et c’est dans cette zone que les bérets verts interviennent le maximum pour éviter des catastrophes. « En terme de moyens de lutte, c’est cette zone qui est la plus favorisée », dit-il.
Il regrette le fait que les populations en zone rurale, ne protègent pas leurs concessions contre les feux. Ainsi l’Iref Mamadou Gaye invite à plus de vigilance pour éviter des catastrophes.
echoriental.com












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