Pour développer des stratégies de lutte contre les pratiques néfastes des Mutilations Génétiques Féminines (MGF) et de mariages d’enfants, Enda Jeunesse Action dans sa mission de protection des droits des enfants, a organisé le 29 décembre 2020, une session de renforcement de capacités des leaders communautaires traditionnels et religieux. Il s’agit ainsi de renforcer le niveau de connaissance de ces leaders communautaires, à savoir les Badiénou Gox, les religieux, les relais et les délégués de quartier.
Selon Aboubacar Camara, animateur d’Enda Jeunesse Action, ce programme, appuyé par l’Unfpa et le ministère de la femme, de la famille, du genre et de la protection de l’enfant a pour objectif de créer un environnement protecteur. Il s’inscrit dans le cadre du programme dénommé « son choix » de construire des communautés libres de tout mariage d’enfants.
Aboubacar Camara de regretter que le Sénégal, « malgré toutes les stratégies développées depuis plusieurs années, la pratique persiste notamment dans certaines régions comme Tambacounda, Kolda, Sédhiou, entre autres. A l’en croire, un bon nombre de conséquences sur la santé sexuelle et génétique des filles, sont constatées. Ce qui « augmente de façon considérable le taux de mortalité maternelle et néonatale », précise-t-il. Car, note Camara, « au Sénégal, plus de 33% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans.
Pour faire face, « l’atelier conjoint avec les autorités s’est ainsi tenu afin de faire respecter la non pratique des Mgf/E et faire la promotion des droits des filles ».
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