C’est un véritable calvaire que vivent les habitants du quartier Plateau dans la commune de Tambacounda. Ils ont battu le macadam ce matin pour exiger de l’eau.
En effet depuis plusieurs jours voir même des mois, le quartier est sans eau .Une situation pénible et insupportable surtout en cette période de ramadan. C’est pourquoi hommes, femmes, jeunes et enfants du quartier sont sortis ce jeudi pour exprimer leur colère. « Plateau a soif, nous sommes fatigués », scandent les manifestants qui avaient occupé le monument Hady Aidara avec à la main des seaux et des bassines vides.
Arborant tous des brassards rouges, les manifestants déclarent qu’il s’agit là d’un avertissement car une grande marche est prévue ce dimanche. Une demande a été introduite auprès de l’autorité préfectorale. Ils ont rencontré les responsables en charge de l’eau et aucune de leurs promesses n’a été tenue. « Ils nous avaient dit qu’avec la mise en marche du château d’eau situé au quartier Quinzambougou, notre problème d’eau serait réglé mais rien n’est fait », se désolent-ils.
« En plus de l’absence de l’éclairage, nous souffrons énormément du manque d’eau. Nous sommes victimes d’un manque de considération de la part des autorités », fulminent les marcheurs. « Et pourtant nous comptons parmi nous (habitants), un DG et de hauts responsables politiques dans le quartier. Durant la dernière présidentielle ils nous avaient promis de tout faire pour y apporter des solutions. Mais la situation est resté en l’état, ça va de mal en pis. Nous n’en pouvons plus. »
Ces habitants avertissent aussi les agents de la SDE. « Gare à celui ou celle qui mettra les pieds dans nos maisons pour relever nos compteurs. En plus nous ne payerons aucune facture si la situation ne revient pas à la normale. Ces habitants se donnent ainsi rendez vous pour la grande marche de protestation de ce dimanche. Ils invitent d’ailleurs les autres quartiers à se joindre à eux. Concernant l’autorisation de la marche auprès du préfet, ces derniers ne doutent en aucun moment que leur demande soit rejetée. « Autorisée ou pas, la marche aura lieu », avertissent les habitants du plateau car selon eux, « en plus d’être une urgence c’est une question de vie aussi ».
Tidiane SOUARE












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