Pour le deuxième trimestre de 2019 du programme Unfpa piloté par l’Ong Tostan de la zone Est, 3 grandes activités ont été menées dans les départements de Tambacounda et de Goudiry. Durant ces moments d’échanges, des jeunes ont été formés sur l’approche des droits humains, centrée sur l’abandon des mariages d’enfants, dans les localités de Missirah et celle de Bala.
La mission de Tostan est basée sur le renforcement des capacités des communautés afin qu’elles puissent développer et réaliser leur vision pour l’avenir et inspire des mouvements à grande échelle en faveur de la dignité pour tous, sur les droits humains. Ils ont été capacités par rapport à la méthode de sensibilisation de Tostan centrée sur la dignité humaine.
Des argumentaires, médicaux sur les méfaits de l’excision ont été exposés aux participants. Egalement, des arguments juridiques ont aussi été au menu de la rencontre. Ils ont été présentés par Me Bounama Diakité du tribunal d’instance de Tambacounda. Durant les échanges avec les jeunes, l’argumentaire médical a beaucoup attiré l’attention des participants à cet atelier de renforcement de capacités.
A la fin de la première rencontre, les jeunes ont pris un engagement ferme de porter le plaidoyer envers leurs pairs. Des rencontres avec des mouvements associatifs sont prévues, pour les sensibiliser sur l’abandon de cette pratique néfaste.
Durant la rencontre de Goudiry, les religieux ont été sensibles à la question et ont eux aussi décidé d’aller à la rencontre de leurs pairs, les communautés de manière générale, pour les amener à abandonner ces pratiques.
« Nous cherchons l’amélioration de la santé de la fille par ricocher de la femme qui constitue un maillon essentiel pour tout développement ». Car il est noté, selon Djiby Diallo superviseur au niveau du programme UNEFPA à Tostan zone Est, le nombre de cas reste élevé dans cette région de Tambacounda.
« C’est un programme de sensibilisation engagé par le partenaire, Unfpa pour toute l’année 2019 », précise M. Diallo qui informe que des rencontres inter villageoises ont également été organisées avec le soutien des Agents de Mobilisation Sociale qui sont chargés de sensibiliser au niveau des villages. Ceci afin d’harmoniser la communication et ainsi prendre des engagements par rapport à l’abandon de la pratique de l’excision.
Avec les leaders religieux,dont une quinzaine d’imans de Goudiry et en présence de l’administration territoriale, des conseillers municipaux, des échanges très fructueux, riches en débats, présidés par le sous-préfet de Boyguél Bamba, ont sanctionnées la rencontre. A cause de la réticence de certains villages dans cette zone de Goudiry, « nous avons trouvé nécessaire de retourner, d’impliquer les autorités administratives pour l’abandon de la pratique ». A la fin de la rencontre, les Imams ont décidé de peaufiner un plan d’action afin de mener une campagne de sensibilisation auprès de leurs pairs , plus ou moins réticents, pour les amener à porter le plaidoyer.




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