La dernière sortie du président de la République à l’encontre des maires n’est pas bien appréciée par Bounama Kanté. « Le chef de l’État est entrain d’exposer les maires en les invitant d’arrêter de vendre les terres ». Pour le troisième adjoint au maire de la commune de Tambacounda, la question du foncier est tellement sensible qu’il faut l’aborder avec prudence.
« Certes, le président est la personne la mieux placée pour évoquer certaines questions mais je trouve que cette sortie n’arrange pas les maires. Le chef de l’État aurait plutôt utilisé d’autres termes que ceux prononces lors de cette rencontre avec les maires », dit-il.
M. Kanté qui déplore ces propos, déclare d’ailleurs que « les maires n’ont aucune prérogative pour vendre des terres. Ils peuvent donner une autorisation mais les terres sont céder de manière définitive par les autorités administratives et les services techniques. Car après tout, les terres appartiennent à l’État. Cette déclaration du président peut avoir même des conséquences beaucoup plus graves pour les maires. Certains partenaires pourraient revoir leur compagnonnage avec les mairies à cause de cette sortie » poursuit-il.
Car un partenaire peut s’appuyer sur ces propos et mettre fin à son partenariat avec une collectivité locale. « A mon humble avis, le président pouvait parler autrement », clame l’adjoint au maire. Cependant, il estime que c’est une bonne mise en garde pour tous les élus. « Car les terres doivent être préservées pour les générations futures mais le président n’a pas mis la forme à cet effet », regrette Bounama Kante.
Il invite d’ailleurs les maires à renforcer davantage la communication avec les populations sur la question foncière. « Cela pourrait contribuer à une gestion beaucoup plus transparente du foncier».
Tidiane SOUARE












+ Commentaire