Le lancement officiel du projet IMAJE (Initiative Multisectorielle pour l’Avenir de la Jeunesse dans l’Économie verte) a été présidé par l’adjointe au gouverneur de la région de Tambacounda, chargée du développement. Un projet doté d’un budget de 24 millions de dollars canadiens (environ 13 milliards de FCFA). Il s’agit durant la période de mise en œuvre, (2025-2030), d’insérer professionnellement plus de 43.000 jeunes, en particulier des femmes, dans les régions de Tambacounda et de Kédougou.
L’initiative ambitionne de stimuler l’autonomisation socioéconomique des jeunes en situation de vulnérabilité. Il s’agit entre autres, de les orienter vers les secteurs porteurs de l’économie verte, adaptés aux défis climatiques locaux. C’est un consortium canadien composé de la Fondation Paul Gérin-Lajoie (FOGL), Carrefour International et Desjardins Développement International, qui le porte.
Lors de l’atelier de lancement, madame Caroline Alba cheffe de coopération à l’ambassade du Canada au Sénégal de dire que c’est « un projet d’un financement de 24 millions de dollars canadiens, soit plus de 13 milliards de francs CFA, qui témoigne de l’engagement du Canada et de la motivation du Canada d’appuyer le Sénégal sur la thématique jeunesse ».
Elle ajoute en soulignant que « la thématique jeunesse au Sénégal nous interpelle particulièrement. Nous sommes conscients que les jeunes ont peu d’opportunités économiques, peu d’opportunités d’insertion à l’emploi, et voulons pouvoir contrecarrer à cette situation-là ». La cheffe de coopération fait savoir que 43 000 personnes vont être ciblées par ce projet. « Et pour nous, c’est 43 000 raisons de croire dans ce projet porteur de développement durable, d’avenir, qui va offrir des solutions de la formation, des opportunités économiques et aussi toute la question de la mobilisation et de la cohésion sociale ».
Une occasion pour Diarryatou Ndiaye, adjointe au gouverneur de la région de Tambacounda, de souligner que ledit projet a déjà une bonne assise institutionnelle au niveau de ces régions. « Les bénéficiaires ont déjà été choisis. Ce qu’il nous reste à faire, c’est de dérouler. Ainsi, l’État, à travers les unités administratives, les services techniques, sont déjà prêts à accompagner le projet, ainsi que les collectivités territoriales, de même que les communautés de manière générale.
« Ce projet vient à accompagner les femmes et les jeunes dans des domaines tels que l’entrepreneuriat, dans leur autonomisation également. Ce, compte tenu des spécificités des régions du Sénégal oriental, notamment ses potentialités en matière agricole, élevage, la transformation, la gestion des produits forestiers lignes et non lignes.
Lors de cet atelier de lancement, Mamadou Diallo, secrétaire général de la mairie de Tambacounda dira que « l’économie verte constitue aujourd’hui un levier essentiel pour concilier croissance et préservation des ressources. Il a plaidé pour une formation massive et un accès élargi aux financements pour les jeunes ».









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