« Je me suis engagé à faire de la politique, pas comme la politique qu’on a l’habitude de voir, parce que je suis un professionnel, je travaille. Donc, je fais de la politique pour un peu participer au développement de mon pays, particulièrement de mon territoire Tambacounda ». C’est en ces termes que Lamine Cissé membre du PASTEF démarré son entretien avec la rédaction, pour échanger sur ses ambitions politiques.
Notre interlocuteur poursuit pour souligner que, « la politique pour moi, c’est comme on le dit, c’est contribuer au développement de la cité. Et là, je pense que je peux jouer un rôle, je peux contribuer à développer ma cité, la ville de Tambacounda. Car, dit-on, la politique est l’art et la science de gouverner un État ou une collectivité. Elle désigne l’ensemble des actions, des débats et des stratégies visant à organiser la vie en société, à conquérir et à exercer le pouvoir, et à gérer les affaires publiques ».
Sur ses ambitions dans la gestion des affaires de la cité, le pastefien explique, « j’ai des compétences que je peux partager avec mes concitoyens. Donc, voici un peu les motivations pourquoi je fais de la politique. Par rapport à mon engagement, je suis dans un parti qu’on appelle le PASTEF. Donc, je suis membre du MONCAP, du commissariat des affaires étrangères et du panafricanisme. Alors, à un moment donné, on était un peu déconnecté de la politique. Quand je travaillais dans la mine d’or de Sabodola, c’est là où on a vu le président Ousmane Sonko prendre des positions. Donc, moi qui étais dans la même dynamique que lui, travaillant dans une mine d’or, où je voyais vraiment ces miniers d’une façon générale, ces compagnies multinationales qui n’étaient pas trop responsables vis-à-vis des Sénégalais et vis-à-vis de l’exploitation minière, connaissant un peu comment ça fonctionne. Je vous donne juste un exemple. Il disait que dans une mine à compétence égale, on prend les Sénégalais. Mais on se rendait compte que c’était un faux débat. Et on voyait l’exploitation qui n’était pas très responsable. Des populations environnantes ne bénéficiaient pas des avantages. Voici des motivations, des éléments qui nous ont poussés à prendre position. Et ça nous a même presque valu notre boulot. Mais on a pu faire avec ».
A l’en croire, Ousmane Sonko, Président du Pastef, « disait tout haut ce que nous, nous disons tout bas. C’était l’élément déclencheur qui nous a motivés pour nous engager en politique. Et depuis lors, je me suis engagé en politique », fait savoir Lamine Cissé.
Il se dit très engagé, motivé aujourd’hui, « parce que nous nous sommes rendus compte que principalement pour Tamba, il faut une alternance générationnelle. Nous avons longtemps confié à Tamba des politiciens, mais aujourd’hui, la nouvelle génération est arrivée avec une nouvelle dynamique. Elle comprend mieux les enjeux de la politique dans le monde et que Tamba reste aujourd’hui très en arrière par rapport aux politiques même nationales. Donc on se rend compte que les gouvernements qui sont passés n’ont pas trop pris en compte la région de Tamba. Donc, nous en tant que fils de Tamba qui ont les compétences nécessaires, les capacités qu’il faut, nous pensons qu’on ne va plus attendre quelqu’un de venir de l’autre côté nous faire la ville de Tamba ». Pour lui, « les fils de Tamba doivent se lever et faire le maximum pour essayer de changer la ville, le paysage et le visage même de Tamba.
Sur la question de sa candidature pour les prochaines élections locales de 2027 pour être le candidat de Pastef à la mairie de Tambacounda, Lamine Cissé répond par l’affirmatif. « Si on pense qu’on a les compétences qu’il faut, on a toute la connaissance nécessaire qu’il faut. Donc on a pu capitaliser une certaine expérience et compétence, ce qui nous a permis aujourd’hui d’aller travailler, de voyager partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Belgique, en France et en Turquie pour acquérir plusieurs connaissances. Cela nous permet d’être aujourd’hui bien outillés pour pouvoir gérer la cité du point de vue développement, du point de vue aménagement du territoire. Nous pensons avoir les outils nécessaires pour, en collaboration avec nos concitoyens, contribuer au changement de ce Tamba. Notre motivation aujourd’hui par rapport aux élections, c’est qu’on ne pense pas que quelqu’un d’autre est mieux placé que nous pour pouvoir gérer la cité, pour pouvoir changer le visage de Tamba ».
Il souligne avec force, que « je suis le candidat idéal à la candidature. Le parti étant très organisé, je ne me prononcerai pas au-delà de ce que le parti va décider. C’est un parti qui est discipliné. C’est sur la base d’un consensus qu’un candidat va être choisi. Mais je pense que je ferai partie de ces meilleurs candidats que le parti pourra aussi viser pour contribuer au développement de Tamba ».
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