La Société de Coopérative des Producteurs de la Vallée du fleuve Gambie (COPROVAG) avec l’appui de son partenaire ActionAid Sénégal, a célébré la journée internationale des droits de la femme à Nguéne, dans la commune de Missirah. Sous le thème général, « Droits. La justice. Action. Pour Toutes les femmes et les filles », des sous thèmes ont fait l’objet de Panels pour interagir avec les femmes qui se sont mobilisées pour assister à ces moments d’échanges.
Il s’agit à travers cette célébration, de « contribuer à l’instauration d’une société juste et inclusive où les droits des femmes et des filles sont pleinement reconnus, protégés et exercés grâce à des actions de sensibilisation, de plaidoyer et de mobilisation collective », mentionne-t-on dans un document remis à la presse.
Le premier panel animé par madame Ndiaye Awa Sow Bousso directrice régionale de la famille de Tambacounda a porté sur, « accès des femmes et des filles à la justice : défis, mécanismes de protection et perspectives d’amélioration ». Il est ressorti après son exposé et les échanges avec les femmes, que l’accès des femmes et des filles à la justice reste entravé par des obstacles systémiques, notamment la pauvreté, les normes socioculturelles, et la sous-représentation féminine dans le système judiciaire. Les défis incluent l’impunité pour les violences sexistes et le manque de ressources juridiques. Les mécanismes de protection reposent sur la réforme des lois discriminatoires, le renforcement de l’aide juridictionnelle, et la création de services spécialisés. Les perspectives d’amélioration visent la formation des acteurs judiciaires et l’autonomisation économique des femmes.
Une occasion pour Khady Diabaté, deuxième panéliste, d’aborder avec les participantes, la question de « l’autonomisation et leadership des femmes et filles : un levier pour l’égalité des droits ». Des interactions ont ressorti que l’autonomisation et le leadership des femmes et des filles sont des leviers fondamentaux pour l’égalité des droits, transformant les relations de pouvoir et favorisant une croissance économique inclusive. « Investir dans leur autonomie économique, éducative et politique permet de lutter contre la pauvreté, la discrimination et d’accélérer le développement durable. Encourager la prise de décision des femmes dans les domaines publics et politiques renforce l’égalité. L’éducation des filles est un moteur d’indépendance et de défense des droits. A l’en croire, l’autonomisation est un processus continu qui transforme les obstacles en opportunités.
Madame Pouye Khadidiatou Ndoye chargée de programme droits des femmes à ActionAid de souligner que son équipe est en train de faire la région parce qu’avec le mois béni de Ramadan, les femmes n’ont pas pu célébrer la journée du 8 mars 2026. « Et donc c’est une célébration qui entre dans le cadre de nos campagnes pour sensibiliser, mais aussi pour faire le boulot des activités des droits des femmes qu’ActionAid mène avec les femmes et les jeunes filles de nos zones d’intervention. Ces activités nous permettrons d’écouter les femmes et les autorités, de voir à quel niveau nous sommes par rapport aux droits des femmes, par rapport au leadership des filles et par rapport à l’accès des filles et des femmes au service public sensible aux gens. C’est également des instants pour présenter un peu le programme Sénégal 2050 par rapport aux femmes, à la protection des femmes et des filles ».
Une occasion pour Ganouth Badiane chargé de programme à la COPROVAC, de noter que « c’est une activité qu’on a l’habitude d’organiser dans le cadre du programme d’ActionAid, pour célébrer les femmes, pour voir les acquis qui ont été atteints en termes de droits des femmes, également faire le bilan et voir ce qu’il reste à faire par rapport aux droits des femmes ». Badiane fait savoir que concrètement, la COPROVAC, dans le cadre du programme d’ActionAid, a fait beaucoup de sensibilisation et de formation des femmes. A travers les cercles, mais également accompagner les femmes à être autonomes, à travers les caisses AVEC (Association Villageoise d’Epargne et de Crédit), mais également à travers des activités génératives de revenus, comme les unités de transformation, l’agroécologie, la transformation des fruits et légumes ».
La célébration dans la zone bananière a été présidée par l’adjoint au Sous-préfet de l’arrondissement de Missirah. Il s’est dit attentionné par la sensibilisation des communautés sur les droits des femmes et des filles afin de promouvoir l’égalité et de lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence. Il faut renforcer les capacités des femmes et des filles pour qu’elles connaissent leurs droits et puissent les revendiquer et les défendre, soutient-il.



















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