Le foyer des jeunes filles Le Korsa de Tambacounda a organisé un panel, des instants de réflexion et d’échanges sous le thème : « droit, justice, action pour les femmes et les filles ». Un moment d’appel urgent, notamment porté le 8 mars 2026, visant à transformer les droits théoriques en réalité concrète. Il s’agit de combler les lacunes juridiques, de mettre fin à l’impunité des violences et d’assurer une égalité réelle pour garantir la sécurité, la dignité et l’autonomie.
« C’était la journée du 8 mars, que nous avons célébré avec beaucoup de joie, ici au foyer des jeunes filles Le Korsa de Tambacounda. Nous avons mis en avant le thème qui est mondial, parce que le thème est proposé par l’ONU. Donc c’est un thème qui est extrêmement important et transversal. Pourquoi ? Parce que droit, on en a parlé depuis longtemps. Justice, il le faut, parce que sans justice on n’arrive pas à grand-chose. Action, ça signifie qu’on doit partir maintenant du virtuel vers quelque chose d’actuel et de réel » a dit une des panelistes, madame Gningue Léthicia Sy, professeur de philosophie et point focal de l’I.A au niveau de ce foyer des jeunes filles.
Pour elle, « il ne faut plus rester dans la superficialité des droits, mais qu’il faut inviter tous les acteurs à s’intégrer dans la réalité des droits. Donc il faut que les droits des filles soient des droits vécus en action. Et donc quelles sont les actions à poser pour que ces filles puissent jouir de leurs droits ? C’était le thème dont on a parlé aujourd’hui. Et nous avons parcouru la question et nous avons ouvert le débat. Et les filles ont dit leur avis par rapport au thème, qui est très intéressant ».
Elle a clairement dit « aux filles que nos droits ne nous seront pas posés sur la table. Ces droits, pour les rendre effectifs, seront le résultat d’un long cheminement. Ce sera le résultat d’un long combat qui est porté par les femmes. Parce que les hommes ne diront pas, venez chères dames, chères filles, nous allons vous donner vos droits. Nous allons vous aider à réaliser vos droits. Non, il ne faut pas que les filles pensent que les droits seront effectifs si on ne se bat pas pour les décrocher, soutient Mme Gningue en ajoutant qu’une fois qu’on aura connu les droits, essayer de porter la lutte devant la justice. Et une fois que la lutte est portée devant la justice, en plus la justice devant la société, nous allons maintenant poser des questions pour que ces droits soient réels ».
Une occasion pour Adama Ndao Président de l’APE de ce foyer de préciser que « nous avons l’habitude de célébrer cette journée, le 8 mars au foyer des jeunes filles. Nous avons convié aussi à cette rencontre des panélistes, pour parler des droits des femmes. Je pense que la leçon a été bien apprise, et les filles, vraiment, au sortir de cette journée, elles seront bien outillées pour faire face à la vie quotidienne ».
Pour le Président Ndao, « c’est une lutte, il faut se battre, il ne faut pas baisser les bras. Je pense que chaque femme, là où elle se trouve, doit se battre ».













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