La Journée internationale des droits des femmes (ou Journée internationale des luttes des droits des femmes), célébrée le 8 Mars de chaque année, veut promouvoir l’égalité, dénoncer les discriminations et les violences. Une occasion également de célébrer les progrès accomplis. C’est ainsi que l’Amicale des Femmes enseignantes de Tambacounda pour le développement de l’éducation (AFET/DE) a remis un important lot de kits d’hygiène, de matelas, entre autres, aux détenues de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC).
Lors de la cérémonie de remise de cet appui, madame Sadio Anna Biaye, président de ladite amicale de dire qu’en plus des kits, « nous venons avec un message : ce message c’est de dire à nos sœurs détenues, qu’elles existent, elles comptent. Et même entre ces murs, leur dignité reste entière ».
Et donc, poursuit-elle, « en tant qu’enseignantes, nous croyons que l’éducation et l’humanité n’ont pas de frontières, pas même celles d’une cellule. Ce geste modeste, préparé avec le cœur par notre amicale, dit simplement : nous ne vous oublions pas. Car nous savons que la détention est une épreuve, pour elles, pour leurs enfants, pour leurs familles. Nous savons aussi que beaucoup d’entre elles sont mères, sœurs, filles de Tambacounda. Certaines reviendront bientôt à la vie du quartier, d’autres suivent déjà, à distance, la scolarité de leurs enfants. Notre rôle n’est pas de juger. Notre rôle est de soutenir et de rappeler qu’il y a une vie après, et une dignité, pendant » a souligné la présidente Mme Sadio.
Elle soutient par la même occasion que, « nous enseignons la lecture, le calcul, la patience, mais aussi le respect. Ces kits contiennent de quoi prendre soin de soi, parce que prendre soin de soi, c’est déjà se projeter ».
En présence de l’administration pénitentiaires, du Collectif des Acteurs de la Petite Enfance (CAPE) de Tamba, « que je remercie pour les efforts consentis, nous avons demandé à nos sœurs détenues de ne laisser personne réduire leur valeur à une erreur ou à un numéro d’écrou. Elles sont des femmes, des humaines, des sénégalaises capables de renaître, d’apprendre, de transmettre.
Nous reviendrons, pas seulement avec des kits, mais avec de l’attention ». Avant de prendre congé des détenues, les enseignantes ont invité les bénéficiaires à prendre ces kits comme un signe : « Tambacounda veille sur vous », leur a confié la présidente qui en a profité pour rappeler la célébration de cette année est inscrite sous le thème, «Droits, justice, action : pour toutes les femmes et les filles ».
Ce qui a fait dire à la présidente que le 8 mars n’est pas une fête mais plutôt un rappel. « Un moment de faire le bilan sur l’égalité femmes-hommes, dénoncer les discriminations et violences, et revendiquer des droits. Donc c’est une journée de mobilisation, de lutte et de solidarité pour l’égalité, et non une fête de la femme ».






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