Le fort taux de prévalence des Mutilations Génitales Féminines et de l’excision (MFG/E) dans des régions comme Tambacounda, est une véritable préoccupation des acteurs notamment ceux de la société civile. Pour faire face, il est nécessaire que les efforts soient intensifiés afin d’y apporter des solutions durables. C’est ainsi qu’une coalition régionale pour a promotion de l’abandon des Mgf/E est mise en place afin de contribuer à une accélération de l’abandon total de ces mutilations génitales féminines/Excision.
Selon Gabriel Sagna président de la fédération des organisations de la société civile pour la promotion de l’abandon des MGF/Excision, « la fédération a pour mission de mettre en place des coalitions régionales. Nous avons ciblé des régions à fortes prévalences pour essayer de regrouper des acteurs qui travaillent autour de la question pour qu’ils puissent se mettre ensemble, travailler en synergie, accorder un peu mieux leurs stratégies d’action et avoir aussi un cadre d’échanges et de partage d’expériences ».
Lors de l’atelier soutenu par ActionAid/Sénégal, il a été dit « qu’après la mise en place de la stratégie nationale pour la promotion de l’abandon, les organisations de la société civile ont estimé devoir se mettre ensemble pour apporter leurs contributions à ce processus d’abandon de la pratique de l’excision au Sénégal », a expliqué le Président Sagna. Il ajoute que « la région de Tambacounda fait partie des régions où le taux de prévalence est encore significatif. Beaucoup d’acteurs travaillent dans ce sens mais chacun de son côté. Et donc il faut créer les conditions de pouvoir mettre ensemble des différents acteurs pour qu’ils puissent avoir des stratégies communes d’actions.
L’atelier de Tambacounda pour la mise en place de la coalition régionale de lutte contre les Mgf/E, a réuni des représentants des collectivités territoriales, ainsi que des acteurs communautaires et responsables de projets et programmes engagés dans la lutte contre les VBG.
Il s’agissait à travers cette rencontre de concevoir une stratégie commune pour éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles, notamment les mutilations génitales féminines (MGF), encore largement répandues dans cette région de Tambacounda. Ce, pour contribuer à une accélération de l’abandon total des mutilations génitales féminines/Excision au cours de la prochaine génération (c.-à-d. 20 ans) conformément à la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies A/RES/67/146 “d’intensifier les efforts mondiaux d’éliminer les mutilations génitales féminines”.







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