L’Association Am Be Koun Solidarité a organisé l’édition 2025 de la journée de l’arbre au niveau de son Champ Ecole Expérimental de Madina Diam-Diam. Il s’agit pour cette structure d’appui au développement, de contribuer au développement durable des zones rurales et péri-urbaines.
Pour un bon déroulement des activités de reboisement de la journée, quatre villages (04) soient plus de 44 jeunes et femmes se sont mobilisés autour de l’activité. En outre, des chefs de villages, des notables et d’autres jeunes, séduits par cette initiative, ont décidé de venir contribuer à cet effort. Car, l’arbre est un facteur vital pour la vie humaine. « Il faut planter pour préserver et assurer la durabilité de nos ressources naturelles. Il est donc urgent de les protéger contre les feux de brousse et la coupe illicite de bois. Ainsi, des arbres fertilitaires et fruitiers ont été plantés au niveau du site prévu pour une recherche-action sur ces arbres fertilitaires », soutient Boubacar Sangaré secrétaire exécutif de l’association Am Bé Koun Solidarité.
« C’est un champ clôturé et équipé qui s’étend sur 5 hectares. Il est dédié à la recherche action, la recherche scientifique avec l’ISRA mais aussi INP sous le financement de ICD Afrique à travers l’AFD et ULB Coopération avec la DGD » précise le secrétaire exécutif.
Il est établi que le couvert forestier est mis en danger par un ensemble de facteurs relevant de la dégradation des conditions pédoclimatiques et de l’anthropisation. Il est certes nécessaire de citer le changement climatique et ses conséquences mais également la déforestation. Pour faire face, il urge de répondre aux enjeux de la lutte contre ce dérèglement climatique. « Le reboisement permet de protéger les populations de la hausse des températures grâce à la plantation d’arbres ombragés, source de fraicheur ou d’arbres fruitiers et nutritionnels améliorant la qualité de vie », a soutenu le sergent Ibrahima Kandé, agent technique des eaux et forêts de Tambacounda.
D’ailleurs, l’Inp de Koussanar a été invité à recueillir des échantillons pour l’analyse de sol du système agroforestier, afin d’étudier l’apport organique des arbres fertilitaires, faire l’état des lieux des sols. Nous voulons savoir, quelle est la situation de référence des sols dans ce périmètre. Et après intervention, quelle est l’évolution de ce sol après les activités. A la fin du processus, il sera question d’avoir une idée nette de la fertilité du sol », a dit Moustapha Djéré Sagna délégué régional de l’Institut National de Pédologie de Tambacounda.
Lors de cette journée, les jeunes ont été invités à échanger sur la gestion des sols, l’intérêt de l’arbre, l’agriculture saine et durable. Mais également leur engagement pour la préparation de 20.000 unités de pépinières pour la prochaine saison 2026. La lancinante question des feux de brousse a été abordée à travers une projection. Car, ils sont l’un des principaux facteurs de dégradation des formations forestières au Sénégal.
A la fin des activités, Boubacar Sangaré de remercier « chaleureux le secteur des Eaux et forêts de Tambacounda, l’INP de Koussanar, les associations « La Voie », « Bee La Nafaa » et également « ensemble pour le Développement de Sinthiou Maleme » qui se sont mobilisées pour jouer leur partition dans la réussite de cette journée.

















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