Dans le cadre de la mise en œuvre du PER3, Projet de renforcement de la résilience pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, une mission de l’équipe dudit projet déroulé par Am Bé Koun Solidarité et des services techniques déconcentrés a été sur le terrain. Il s’agit de favoriser une collaboration active entre le projet et les services techniques pour l’accompagnement technique des GIE (Groupements d’intérêt Economique) bénéficiaires.
Le PER3 est mis en œuvre dans les communes de Ndoga Babacar, Nétéboulou et Sinthiou Malème pour la période 2023 à 2026. Il vise globalement à contribuer à l’amélioration de la sécurité économique, alimentaire et nutritionnelle des populations à travers le renforcement de capacités et pour une gestion durable des ressources naturelles à travers quatre GIE féminins bénéficiaires de ce Per3.
Selon Mohamed Abdoulaye Sow chargé de projet de Am Bé Koun Solidarité, « les services techniques de la zone sont des parties prenantes dans le PER3. Dans cette dynamique, il est essentiel de collaborer étroitement avec eux ». A l’en croire, la visite est organisée avec l’AFD et ULB Coopération pour faire le lien entre ces services techniques et la population afin quelle comprenne que ces services techniques de l’Etat sont bien là pour elle (population).
Ainsi, Dr. Sophie Thiam, chercheur et agro pédologue, coordonnatrice de programmes à l’ISRA de Tambacounda souligne que cette mission a permis de visiter des sites dans le milieu paysan et un champ expérimental où il y a recherche action et développement. Et donc, « les principales contraintes qu’on a trouvé sur le terrain, sont surtout liées à la maitrise de la préparation du sol par rapport au système de compostage, de fertilisation, au respect des différentes techniques culturales. Des suggestions ont été faites pour un accompagnement technique pour pouvoir corriger tout ça. Il urge pour eux, de respecter ces recommandations techniques de chaque spéculation, de pouvoir innover, mettre en place des technologies d’innovation à savoir compostage, nouvelles variétés, de les tester et d’assurer la vulgarisation au niveau des producteurs ».
Au niveau du site de la recherche action, « je me suis montrée assez catégorique sur certaines décisions parce que c’est le rôle de l’Isra, de veiller au respect des itinéraires techniques, au choix des parcelles pour avoir les résultats scientifiques qu’il faut. J’ai donc défendu certains points de matière scientifique et je pense que le choix de la parcelle est important pour la mise en place d’un essaie expérimental, l’homogénéité de la parcelle, etc. »
Elle a été appuyée par madame Salimata Cissé chef service départemental de la famille de Tambacounda qui a invité les femmes notamment dans les périmètres maraichers comme celui de Saré Diaméry, Kéniéba (saré Aladji), Saré Saloum ou encore de Sinthiou Souka 2, pour des activités de production maraîchère et agroforestière, de respecter les consignes des spécialistes. Il s’agit pour elle, de faire de sorte que ces braves femmes puissent améliorer leurs productions afin de lutter contre la féminisation de la pauvreté et assurer leur autonomisation.
Et dans le souci de définir des axes de collaboration avec ces services techniques, il est question de renforcer l’impact du PER3, explorer les synergies possibles pour mieux renforcer l’encadrement et l’appui-conseil des GIE. Globalement, il s’agit d’assurer un transfert des compétences techniques vers les bénéficiaires, encourager la synergie entre acteurs publics, privés et communautaires.








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