Les manœuvres nationales, dénommées « Falémé 2020 » sont prévues à compter du 19 et cela jusqu’au 28 novembre 2020 au niveau de la zone militaire N°4 couvrant les régions administratives de Tambacounda et de Kédougou. Lors d’une rencontre avec les forces de défense et de sécurité de la zone, le colonel Simon Ndour commandant de la zone militaire N°4 a annoncé que ces manœuvres se déroulent en deux phases.
La rencontre avec les FDS a été organisée pour préparer, dit le colonel Ndour, ce que la zone devrait jouer comme action dans la manœuvre. Car cette manœuvre est divisée en deux étapes. Une manœuvre d’abord zonale pour deux jours du 19 au 21, suivie d’une manœuvre nationale, où interviennent les autres forces de défense et de sécurité qui viennent des autres régions ou zones militaires. Et cette phase durera du 22 au 26 de ce mois de novembre.
La première phase dite zonale sera conduite par le commandant de zone pour permettre au commandement territorial de prendre d’abord en compte l’ennemi avec les moyens qui sont organiques. Et la seconde phase dite nationale va correspondre à un aggravement de la situation donc à l’engagement de moyens plus conséquents.
Selon le Comzone, c’est une affaire de toutes les forces de défense et de sécurité « parce que d’abord la défense est nationale ». Elle concerne toutes les Fds. Ce qui est recherché, « est la cohésion dans la défense de ce que nous faisons ».
Il soutient qu’une zone ne peut pas être défendue par l’armée uniquement. Il faut donc l’implication de chaque entité.
Le choix est porté sur cette zone parce qu’elle est frontalière avec des pays de la sous-région et sous la menace terroriste. Elle est aussi choisie parce qu’elle est une zone aurifère et à grand banditisme. Ces exercices interarmées à dominante terrestre verront la participation de plusieurs entités de l’Armée Nationale. Il s’agit de l’armée de terre, celle de l’air et la marine nationale.
Egalement, la Gendarmerie sera fortement impliquée d’abord par ses brigades territoriales, ensuite par ses différents organes d’investigations et enfin par ses unités spécialisées dans la lutte contre le terrorisme telle que le GIGN mais aussi le GARSI.
Entre autres objectifs recherchés, c’est que « cet exercice permet d’abord de tester notre capacité d’intégrer toutes les forces de défense et de sécurité en vue de réaliser une mission ou de conduire des actions asymétriques. Ensuite, il permet de tester la valeur opérationnelle de nos unités. Depuis un certain temps, nous nous sommes engagés à capaciter nos unités à faire face à ce genre de menace », explique-t-on.
Mieux, explique les autorités militaires, « Nous avons spécialisé certaines unités pour réagir en cas d’attaques terroristes, c’est l’occasion pour nous de tester leurs valeurs opérationnelles ».


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