Le projet de promotion et de défense des droits des migrantes dans le corridor commercial Dakar-Bamako-Abidjan, porté par le réseau Paix et Sécurité pour les femmes de l’espace CEDEAO (REPSFECO), a été lancé mardi 3 mars à Tambacounda. Ledit projet vise à assurer la protection et la promotion des droits des femmes migrantes pour une autonomisation économique.
Il s’agit essentiellement de sensibiliser les parties prenantes, à savoir les migrantes, les autorités locales, les forces de défense et de sécurité, de traduire devant les instances ou juridiction compétentes les cas de plaintes ou de réclamation pour ainsi assurer le suivi de l’application effective de la réglementation en matière de contrôle sur ce corridor.
Selon madame Diago Ndiaye, présidente nationale du réseau Paix et Sécurité pour les femmes de l’espace CEDEAO, le projet est financé par le partenaire, le haut commissariat au droits de l’Homme. « Nous avons fait le choix de porter le projet dans la région de Tambacounda parce que nous savons que c’est une région où il y a beaucoup de mobilités et la présence de plusieurs nationalités ».
La présidente signale entre autres qu’il s’agit de porter le plaidoyer pour un accompagnement. « Mais également sensibiliser toutes les parties prenantes. Car les femmes font face à plusieurs difficultés. Dans leur trajectoire elles rencontrent des obstacles liés à des agressions verbales, physiques et quelques fois même sexuelles », note-t-elle.
Elle regrette que souvent « ces femmes méconnaissent leurs droits. Quand leurs marchandises sont saisies, elles n’ont pas la possibilité de se défendre ou ne portent pas plainte car elles ne connaissent pas les procédures et pensent que ces plaintes n’aboutiront pas ».
Ces femmes commerçantes sont formées durant 3 jours avec les forces de sécurité et de défense, la douane…Car, « il n’existe pas de structure d’accueil ou d’orientation qui puissent les appuyer dans ces moments de désarroi, ce qui les préoccupent le plus c’est de sauver leurs marchandises ou leur capital et aux yeux de la société, elles ne doivent pas échouer », indique-t-on dans un document remis à la presse.
La présidente régionale de ce réseau de femmes de la Cedeao, madame Baoumou Diallo souligne que la stratégie est de « mettre en position des animatrices au niveau des postes frontalières pour sensibiliser et appuyer les femmes migrantes et les orienter avec l’appui des forces de défense et de sécurité dans les structures d’accueil pour effectuer des transactions sécuritaires en bonne et due forme ».






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